506 km avalés à Rennes

Dimanche 25 octobre 2015, Rennes a vu son Marathon Vert bleuir sous les couleurs du MMAC : 10 concurrents inscrits pour le marathon (Charlotte, Jonathan, Nicolas, Willy, Karim, Jean-Pierre, Jean-Mi, Patrick, Jérôme et Thierry) et deux équipes de 5 relayeurs (les fragiles Samuel, Corentin, Guillaume, Fabrice et Sylvain contre les redoutables Nelly, Pauline, Gino, Claude et moi-même).

Le week-end a défilé à l’allure de Jonathan, mais était riche en sensations, davantage que le couscous de chez Crescendo le samedi soir… Tous les coureurs avaient hâte d’en découdre, même si l’excitation devait être mêlée d’appréhension chez nos marathoniens. Pour les relayeurs, le challenge d’être à la hauteur pour l’équipe nous rendait fébrile et impatient. Mais le défi n’était pas seulement de respecter notre engagement au sein de l’équipe, non, une sorte de concours était apparu entre les deux équipes – les fragiles contre les redoutables. Le duel avait déjà commencé au cours de la semaine précédente et la pression commençait à monter lorsque Fabrice avait appris que lui et moi concourions l’un contre l’autre… À juste titre, il est parti comme possédé… mais bien trois quarts d’heure avant moi ! Il a dû avoir peur de Gino…

Malgré tout, j’ai entamé mon tronçon de marathon avec optimisme et énergie, maintenant une allure respectable qui me correspondait, pensant à Claude que je ne pouvais pas faire attendre, et qui d’ailleurs a été étonné de me voir arriver ! Eh oui, Claude, boulet peut-être mais « petit » boulet !

Arrivée au relais 4, mon chauffeur m’attendait pour me rapatrier au point de ralliement un kilomètre avant l’arrivée, afin que tous les relayeurs terminent ensemble : c’est l’occasion de remercier Nathalie, Anita, Sophie, Séverine et Greg qui ne nous ont pas simplement encouragés mais qui ont également joué les chauffeurs de taxi, ont déjoué les pièges de la circulation et ont jonglé avec les horaires, les allures et les points de relais !

Autant pour les marathoniens l’émotion devait être forte de réussir à terminer ces 42 km 195, autant pour les relayeurs la joie de terminer ensemble nous a donné des ailes !

À l’arrivée, le sourire était sur toutes les lèvres : la solidarité et la fierté ont pris le pas sur la souffrance et les cuisses en béton ; les visages fatigués et les corps fourbus réclamaient maintenant une bonne douche à l’hôtel. Mais c’était sans compter sur le petit boulet du MMAC : l’euphorie d’une course bouclée conjuguée au plaisir d’être ensemble ont eu raison du code permettant l’accès aux chambres de l’hôtel !

On retiendra bien sûr les performances individuelles et la bonne humeur vendéenne de ce séjour breton plutôt que les petites gaffes de la famille Bidochon !

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