Jarnac: la meilleure façon de courir…

…. C’est encore la nôtre. Cela faisait des mois qu’on avait coché la date du 8 novembre. Dès juillet, une vingtaine de joggers s’était inscrite auprès de Jérome, pour passer le week-end au pays du Cognac et, accessoirement, courir soit 10,5km, soit un semi-marathon, soit un marathon.
Notre G.O (Gentil Organisateur) préféré avait réservé plusieurs gîtes à Saint-Même les Carrières, à quelques encablures de Jarnac.
La meilleure façon de courir, c’est de se préparer. Arrivés le vendredi soir, nous avons pu nous conditionner pour la course du lendemain grâce à un menu pour sportifs de haut niveau : bière, pâtes pour tout le monde (surtout Guillaume), arrosé par un château La Pompe, voire du Chinon pour Gègène et Thierry.
Samedi matin, branle-bas de combat : les marathoniens (Guillaume, Jean-Michel, Charlotte, Karim, Gègène, Claude, Patrick et Brigitte) commencent par un petit-déjeuner copieux dès 6h30 ; les semi-marathoniens (Eric, Jérome, Jean-Luc et Thierry) et les 10,5km (Nelly et Yves) prennent ce qui reste vers 7h15.
A 8h, tout le monde est sur le pont, les coureurs et aussi les supporters : Marie-Claude, Jacqueline, Anita, Laurence. Nathalie, Maëva et Louis restent dormir et viendront encourager papa en fin de matinée.
Quant à Samuel, il était notre juge arbitre, chargé de vérifier les écarts entre notre performance réelle et notre pronostic. Il était inscrit sur le marathon, mais, blessé, tout comme Nicolas, ils n’ont pu participer.
A 8h, chacun se plaint d’un petit bobo, mais en fait c’est une façon de fuir le stress, la pression.
La meilleure façon de courir, c’est déjà de commencer : à 9h, départ du semi-marathon ; à 9h15, départ commun du 10,5km et du marathon.
Pour la plupart, les sensations sont bonnes, l’appréhension s’éloigne et le plaisir prend le dessus. Il faut dire que les conditions sont réunies : ni trop chaud, ni trop froid, pas de pluie, peu de vent, un circuit un peu pentu, mais pas trop ; circuit qui traversait la Charente et les vignobles, agrémenté par des passages dans les propriétés viticoles (la traversée du chais Courvoisier et la petite « rincette » de Cognac, au 16ème km, resteront pour moi, un excellent souvenir).
Après les arrivées du 10,5km et du semi-marathon, où chacun a su faire aussi bien ou mieux que son pronostic, il reste à attendre les « forçats de la route ».
D’abord Guiilaume, épuisé par ses trois platées de pâtes de la veille, en 3h21mn tout de même ; puis, en 3h23mn, Jean-Michel et Charlotte, laquelle a explosé ses prévisions et termine 2ème femme de l’épreuve, puis Karim, pressé d’en finir.
La meilleure façon de courir, ce fut d’accompagner Claude et Patrick, puis Brigitte et Gègène (blessé), dans leurs derniers hectomètres de souffrance mais aussi de plaisir.
Il était grand temps qu’ils arrivent, car, à 13h30, on commençait à avoir faim et surtout soif : alors Schweppes-Cognac à volonté et une ou deux fouées pour caler l’estomac en attendant le podium de Charlotte.
Le récit s’arrête là pour moi car je retourne vers Moutiers mais quelqu’un racontera peut-être la soirée de samedi sur place.
La meilleure façon de courir, c’est encore la nôtre : se préparer, courir, s’encourager, partager, accompagner, terminer et déguster.

Thierry Pain

Résultats : 10.5 km     semi-marathon     Marathon

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