La Nocturne des Galopades : trois brunes sous la pleine lune à l’assaut des dunes…

Ah… je me sens l’âme d’un poète, moi ! C’était moins le cas hier soir quand je m’enfonçais dans un mètre de sable mou…
Désolée, Freds (C et G), Romuald et Claude, je n’ai pas pu vous intégrer dans le titre : « quatre bruns » ne rimaient qu’avec « pins », c’était moins glamour…

Ambiance électrique au départ, tous les coureurs piaffaient d’impatience, à l’orée de ce 15,5 km nocturne (n’oublions pas les derniers 500 m, ce sont les plus durs psychologiquement : à presque 15 bornes, tu crois être arrivé car tu reconnais le village du départ, et puis non, il te reste encore un bout de parc pour boucler la distance, c’est affreux, tout te lâche, ils auraient pu se contenter d’un 15 km tout rond…)

Après un petit tour dans le centre de la Tranche pour faire admirer aux autochtones et aux touristes notre matériel dernier cri, nous voilà partis à l’assaut de la plage et de la nuit !
Je pars un peu vite, laissant Emilie et Virginie B derrière moi ; Fred C me le fait savoir en me rattrapant ; puis nous entrons dans la forêt après une dernière virée par Aunis et ses rues : les Tranchais et leurs touristes nous encourageront tout le long du parcours, sur les trottoirs ou à leurs fenêtres : ça fait toujours du bien au mental, surtout quand on examine pour la énième fois les raisons obscures qui nous ont poussés à nous trouver là à cet instant précis… (tout le monde se reconnaît, non?)

Bref, les petits lucioles s’engagent dans les sentiers qui serpentent dans tous les sens : de gauche à droite et de haut en bas ! Sensations garanties, surtout de nuit !
Les ressentis sur une nocturne sont à double tranchant : soit on avale le parcours comme un automate, on débranche le cerveau et on pose le pied à l’intuition parce que de toute façon on ne voit pas grand chose ; soit on a l’impression de passer au même endroit, comme si le circuit faisait deux bornes et qu’on tournait en rond… C’est le syndrôme du Petit Poucet avec frontale perdu dans la forêt…

Nous étions 300 à nous être perdus dans la forêt. Je remerciais mentalement chaque coureur qui me doublait, m’offrant une minute d’éclairage supplémentaire : la forêt est toujours mieux éclairée à deux qu’à un…
La lune rousse du départ s’est changée en blonde quand nous avons déboulé sur la plage : un vent à déplumer les mouettes, mais coup de bol, dans le dos ! Les deux portions de plage ont servi de récup.
Je passe sur le reste de la course, tout m’a semblé pareil, comme un disque en boucle. Certains ont dû trouver le parcours monotone – même s’il était technique – car ils l’ont agrémenté de cascades et autres galipettes : chutes multiples, perte de frontale, recherche à tâtons (à quatre pattes, j’imagine…), envolée du dossard, double vrille du genou… Bref, j’ai l’impression de ne pas avoir fait le show contrairement à certains autres… (je ne citerai pas les noms, Romuald, Virginie et Fred souhaitant rester discrets sur leurs aventures…)

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