Le trail des Grands Couteliers

Samedi 3 mars, nous étions douze à avoir tranché sur une destination en Dordogne pour participer à un trail : le trail des Grands Couteliers. Après une petite escale à Brantôme afin d’y déguster les produits locaux dont le célèbre « anchaud » froid, Françoise, Gérard, Thierry, Laurence, Romain, Jean-Mi, Émilie, Willy, Nico, Séverine, Claude, Jérôme et moi-même avons rejoint Nontron. Aux chalets débutait alors notre préparation mentale et physique, à base de boissons énergisantes, tant vantée au club qu’elle attire de plus en plus d’adeptes tous les ans, mais apparemment méconnue d’Eric, qui avait décidé de courir « seulement » 50 min… La veille d’un 24 bornes escarpé…

Mais recentrons-nous sur la course elle-même, car le parcours en valait vraiment le coup. Départ du 24 km à 9h30 pour Jean-Mi, Eric, Willy, Émilie, Nico et moi sous la pluie évidemment car « un trail sans pluie n’est pas vraiment un trail… » Les 4 premiers km en ville ont à peine émoussé notre condition, avec tout de même pas mal de marches dans une ville escarpée qui offre quelques côtes fort sympathiques et des descentes pavées glissantes idéales pour la mise en jambes…

Ensuite, pas le temps de tailler une bavette, direction les sous-bois, les sentiers en lacets qui montent et qui descendent, toujours sous la pluie, partie plutôt roulante. Au 8ème kilomètre, je jette un coup d’oeil à ma montre : 56 min. Je me dis « un tiers de la course en moins d’une heure, pas mal, je vais être proche de mon pronostic de 3h05 ». Quelle naïveté quand j’y repense…

On a dû trancher dans le vif dans les portions suivantes… Dans le désordre et tous les 10 m : murs pour crapahuter, descentes vertigineuses pour glisser, serpentins… pour serpenter, plein de jeux pour des joggers affûtés. Et de la boue…, sous toutes ses formes : boue collante, boue épaisse, torrents de boue, mares de 30 cm de glaise, pentes boueuses, côtes boueuses, de la boue partout ! Heureusement que c’est bon pour la peau car nous étions tous maculés de la tête aux pieds, fessiers compris ! Ce n’était pas un trail, c’était de l’argilo-thérapie ! J’aurais pu me faire un cataplasme pour mon mollet endolori si je n’avais pas été quelque peu occupée à me relever de mes 47 chutes dans la boue, à surveiller où je posais le pied, toutes jambes flageolantes, ou bien à admirer les figures artistiques de Nico qui essayait tant bien que mal de rétablir son équilibre précaire… ! J’étais tellement morte de rire, allongée dans la boue sur le dos – conséquence d’une énième chute – à suivre les évolutions acrobatiques de Nico ! J’en ris encore en vous faisant le compte rendu ! Même pour le dernier km, les organisateurs ont remué le couteau dans la plaie en dressant un 112ème mur de boue muni d’une corde… Et est-ce que j’ai évoqué le mur à pic qu’il fallait descendre… en rappel, merci Nico ! Et ce tunnel de 300 m ? 500 m ? où on n’y voyait goutte, encombré de pierres… J’y ai perdu tous mes repères, marchant à tâtons les cent premiers mètres, obligeant Nico à m’aider encore une fois. Car vous l’aurez compris, Nico avait encore une fois décidé de faire dans le social et de m’assister toute la course : merci copain !

Pour ceux du 13,5 km – Françoise, Gérard, Romain, Claude, Jérôme, Thierry – rassurez-vous, ils ont eux aussi pu profiter des endroits les plus techniques et glissants… Demandez donc à Françoise, elle qui a fait de la luge…

Outre le kilo de glaise, nous avons tout de même ramené de Nontron des sensations fortes et le plaisir d’avoir terminé ce trail dans la bonne humeur !

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