Le trail d’Hillion : « petit » Ambazac ?

Dimanche 3 avril, le trail d’Hillion devait faire figure d’entraînement pour Ambazac : 23 km pour préparer 32 km, ça me paraissait même « petit joueur »…

Mes impressions du derrière de la course vont révéler le contraire…

La course a commencé par la traversée d’une « petite » flaque bien fraîche pour faire connaissance avec la baie d’Hillion : c’est là que j’ai perdu mes orteils et mes mollets.

On embrayait sur le fameux « escargot », une spirale à double sens qui permettait de croiser ses coéquipiers, et déjà d’apprécier l’écart qui nous séparait…

Pendant la traversée de la baie, j’ai pu remarquer la longue file des coureurs qui s’étirait loin devant ; en me retournant, j’ai aperçu mes compatriotes : une dizaine seulement de petits boulets… On a dit au revoir au limon gris de la baie en traversant une rivière – carrément – avec courant s’il vous plaît – et on a attaqué le « chemin des Douaniers » : un sentier étroit qui crapahutait et surtout qui montait ! J’ai perdu mes cuisses dans la première côte !

Tout ce parcours avait un petit air de Finfarine avec ses relances et son dessin escarpé. C’est juste au sortir de la baie, comme je me remettais de cette première petite côte, que Fred m’a doublée : leur parcours du 36 km rejoignait le nôtre. Ne voyant aucun autre mec du club me doubler, j’en ai déduit que je devais être bien en retard : ils étaient déjà passés devant bien avant que j’arrive sur le sentier !

Moralement, je me suis sentie tout d’un coup un peu nulle… Et puis j’ai décidé que c’était comme ça, qu’il fallait honorer ma place de boulet dans le club, j’ai donc poursuivi ce petit entraînement sympatoche…

C’est en entrant dans la vallée du Gouessant que j’ai perdu cuisses et mollets : un mur végétal qui nous a fait souffler comme des bœufs était juste le prélude à un mix de forêt-de-Mervent-la-Baffardière-Lac-du-Jaunet : des marches, des fossés avec ou sans corde, des sentes de sangliers, des montées à quatre pattes et des descentes en crabe, et pour finir, un bain de boue et un filet, genre Frappadingue ! Là, je ne me disais même pas « Qu’est-ce que je fous là ? », je n’avais tout simplement plus de cerveau, concentrant mes quelques neurones sur la maîtrise des jambes qui flageollent en descente et la ventilation en montée… Merci à ceux du 36 km qui m’encourageaient en me doublant !

Le passage sur le viaduc des Ponts Neufs a mis un terme au crapahutage dans les gorges du Gouessant et la seconde moitié – eh oui car le premier ravito à 11 km que j’ai passé en 1h30 signalait juste la moitié de la course, et encore – s’est déroulée comme au début, sur les crêtes des falaises surplombant la magnifique baie d’Hillion. Cette dernière partie a mis des langues de feu dans tout mon corps, bras y compris…

En faisant franchir à mon corps tout endolori les derniers mètres, je me suis juste fait la remarque que je ne referai pas un autre entraînement dans le genre tous les dimanches… Même Eric Hammann a trouvé le circuit super dur… J’ai quand mis le même temps que Fred, avec 13 km de moins !

Notons que si chaque club a son boulet, le nôtre peut se vanter d’avoir « la mieux lookée » (Brigitte) et « le plus ventrachou » (Vous me demandez qui ? Claude bien sûr!) !

Et pour finir : mention spéciale aux super nounous – Nathalie, Séverine, Marie-Claude, Jacqueline, Samuel, Gégène et David – qui se sont merveilleusement bien occupés des 7 minimoys délaissés par leurs parents indignes !

VM

13 km: Aurélie 1h26’09, Nelly 1h30’00, Claude 1h37’20

23 km : Guillaume 2h09’10, Greg 2h11’04, Nicolas 2h16’57, Jean-Mi 2h18’59, Jean-Luc 2h25’03, Charlotte 2h36’42, Karim 2h36’44, Eric R. 2h46’13, Aurélien 2h49’23, Jérôme 2h55’42, Brigitte 3h01’04, Isabelle 3h01’05, Virginie 3h17’36

36 km: Mathieu 2h56’12, Eric H. 3h12’03, Fred 3h18’38, Willy 3h40’13

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