TIKEN TRAIL en Bretagne

Lors de ce petit week-end pascal et breton, l’objectif du clan vendéen s’est résumé à s’adapter aux coutumes locales (dégustation de kouign-amann, saucisse-galette, andouille de Guémené, crêpe caramel-beurre salé) – adaptation essentiellement culinaire, car pour le reste, l’acclimatation s’est bien moins déroulée, pour certains du moins…

Dès 14h00 le samedi était lancé le 25 km auquel participaient Brigitte, Charlotte, Isabelle, David, Eric, Jean-Pierre, Stéphane et Willy.

Pour commencer, Eric avait mal lu la distance, et après 5 km (comme par hasard juste au bas d’une côte – de bœuf celle-là vu le pourcentage élevé) s’est arrêté, prétextant un mal de pied… C’est quand même lui qui défilait avec ses nouvelles chaussures de compèt’ juste avant la course, nous en jetant plein les yeux…

Ensuite, Brigitte, Charlotte et Isabelle avaient décidé de courir ensemble : elles ont d’ailleurs fini ensemble… en 4h ! Pour une fois, je peux me vanter d’avoir couru à la même allure qu’elles ! David escortait et encourageait quant à lui le vélo-balai… dur-dur… pour le VTTiste !

Au menu de la course, quelques obstacles (car c’est vrai qu’il faut égayer un peu les côtes à 20%!) : ponts de singe, corde de Tarzan pour franchir (ou tomber dans) une flaque de boue, canalisation à traverser à quatre pattes ou allongé en rampant pour les plus aguerris comme Brigitte (oui, je sais, c’est une crampe au mollet qui t’a empêchée d’évoluer accroupie mais les autres ne sont pas obligés de le savoir…) !

À 15h30, Françoise, Gérard, Max et moi-même nous jetions corps et âme dans le 13 km, évitant les cannibales, dépassant le radar (sans nous faire flasher, respectons les limitations de vitesse!), nous accrochant à notre moral pour atteindre les sommets escarpés de la forêt longeant l’Oust… Nous avons vécu la course chacun à notre manière : Françoise, houspillée par Gérard qui « se traînait », mais elle aime ça et en redemande à chaque course ; quant à moi, je demandais à mes jambes de me traîner à chaque côte, essayant de penser à autre chose (le paysage par exemple : « oh, comme c’est joli, tous ces rochers, ces arbres,… ces côtes! »), haranguant mon mental de me mener jusqu’au bout de la course : 13 km en 2h !

Jean-Pierre, Max et Willy ont compensé nos maigres scores athlétiques et le lendemain soir, nous dépassions nos limites à l’une des crêperies rustiques de Rochefort-en-Terre, petite cité de caractère : c’est là que nous avons eu les meilleurs résultats ! L’incontournable bolée de cidre arrosant l’éternelle galette de blé noir ; tout ça dans un cadre très « authentique », entendez par là un restaurant très confiné – propre à la convivialité – avec du mobilier très « Louis XV » sans le Louis : tableaux dans leur jus, bahut poussièreux, toilettes cachées derrière un confessionnal… On n’a peur de rien et on est prêt à tout durant ces week end sportifs !

Mais ces quelques jours n’auraient pas eu le même goût sans la présence des sœurs de Jérôme (les femmes de Stéphane et Max), grâce auxquelles nous savons maintenant beaucoup de choses sur le compte de notre coach… ! Alors, gare aux permanentes et suite des aventures du MMAC au prochain week end à Guerlédan !

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