Trail de la Vallée de l’Yon, Rosnay 8 octobre 2017

« Un trail à la Baffardière ? OK ! Ah, c’est un 30 bornes… Bon, allez, j’ai rien de spécial à faire aujourd’hui… »

Non, je me la pète, en vérité, cela fait des semaines que je me prépare avec Nico, mon coach perso ! Il pense que je peux le suivre et croit en mes modestes capacités, pas comme Eric H. qui m’a tout de suite prévenue ce matin qu’il pouvait m’emmener à Rosnay mais pas me ramener… car il avait du monde à dîner à 20h00 ! Eh bien, Eric, sache que j’ai réussi à finir en moins de 3h, et que donc tu aurais pu avoir du monde à manger à midi et me ramener ! Toc !

Le soleil n’a pas daigné dardé ses rayons sur nos mollets, pas grave, cela nous a évité de crever de chaud. La course a commencé de manière très agréable, parcours très roulant, bon hormi ce mur de terre que nous ne connaissions pas et qui m’a mise à quatre pattes !

Les 10 premiers km en moins d’une heure, bonnes sensations, encore du jus, le moral au beau fixe, alors que Charlotte venait tout juste de nous larguer, Nico et moi… Comme elle nous faisait l’honneur de courir avec nous les 9 premiers km, j’ai naïvement entretenu l’illusion que je pourrais la suivre…

Cessons de croire en l’impossible, fixons des objectifs réalisables… Revenons-en à Nico et moi : binôme performant (oserais-je jusqu’à « binôme de choc »?), nous avons sereinement avalé les km les uns après les autres, je n’ai pas eu l’impression de longueurs, 20 km en moins de 2 heures, toujours réguliers, arrêt à chaque ravito.

Au 23ème km, les fessiers et les cuisses se rappellent à mon bon souvenir : « Eh oh ! Nous sommes là ! Des muscles (eh oui, que du muscle!) qui devenons lourds, durs, plus une charge qu’un moteur ! » C’est là que j’ai débranché mon cerveau (oui, Willy, je n’avais pas grand-chose à faire pour le débrancher…) et laissé mes jambes courir.

J’ai fait un petit pied-de-nez en dépassant Karim aux alentours du 25ème km en pleine montée et j’ai stimulé Nico (ne me demandez pas comment…) que ses jambes lâchaient à chaque montée. Finalement, il a dû débrancher son cerveau lui aussi car il est parvenu à me traîner jusqu’à l’arrivée en 2h57.

Merci Nico pour ces 30 bornes, on remet ça quand tu veux !

Cette entrée a été publiée dans Course à pied. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.