Trail du Jaunay

Trail du Jaunay
Le 2 juin 2013, en direct du Lac du Jaunay…
Par un temps ensoleillé et sec, un échantillon du MMAC a décidé de tester le parcours autour du lac du Jaunay : 10 km pour Éric Boudeau et Nathalie Segura, 23 km pour Charlotte, Brigitte, Bruno, Gaëtan, Nicolas, Guillaume, Patrick, Joël (Bulteau) et moi-même.
On m’avait prévenue qu’il y avait des marches à mi-parcours… ah oui, on les a montées, ces marches, et avant la moitié du circuit, je peux vous l’assurer, et pendant tout le circuit, c’est certain ! Des marches horribles : hautes, nombreuses et toujours en montée ! C’est simple, le lac du Jaunay, c’est un mélange de Baffardière, de Poiroux et de mini Ambazac…
Le terrain était très agréable : sentiers de bords de lac, chemins souples, quelques routes à traverser et marches, marches, marches… Comme ça faisait deux jours qu’il faisait beau et chaud (plus de 10 degrés, un exploit) – autrement dit la saison estivale approchait son terme – le terrain n’était pas trop gras. Il y avait quand même quelques zones de gadoue parfois en descente et j’ai expérimenté ce qu’Aurélie avait vécu une fois à la Baffardière pendant la mousson sans ses chaussures de trail : petites glissades et autres figures de style. C’est là qu’on se rend compte que les petits picots sous les chaussures de trail servent bien à maintenir l’adhérence au sol…
Dès le départ, je me suis sentie « en jambe », comme on dit. Comme je suis diesel, j’étais derrière Charlotte et Brigitte que j’apercevais devant. Mais pas moyen de les rattraper car les premiers sentiers étaient trop étroits pour doubler. Pas grave, je garde mon allure, et je finirai bien par rattraper les filles. Brigitte, oui. D’ailleurs, j’ai fait mon ingrate, je ne suis même pas restée avec elle, j’ai continué à mon allure de croisière, vous savez ce que c’est, on n’arrête pas un diesel comme ça ! Pour Charlotte, que nenni ! Point de Charlotte à l’horizon ! C’est vrai qu’on n’a pas les mêmes moteurs.
Jusqu’au 14ème km, le parcours a défilé sans difficulté majeure : je doublais plein de mecs (ça, c’est motivant pour une fille!), je n’arrêtais pas de courir dans les montées (sauf dans celle de mini Ambazac et de la Baffardière) et j’escaladais les marches. Un bon point pour les organisateurs qui ont installé plein de ravitaillements tout le long du parcours, cela venait à point nommé.
Du 15ème km jusqu’à la fin, je me suis demandée ce que je fichais là, ne comprenant plus rien à ce que je faisais, me laissant porter par mes jambes qui avaient décidé de ne plus s’arrêter, et ce jusqu’à la fin. Trois marcheurs nordiques ont bien failli m’empêcher d’atteindre la ligne d’arrivée, mais je les poussais sans remords. Tout au long de la course, la sensation globale était quand même positive, et j’étais très satisfaite de ma course, 23 km en 2h24.
Un des moments les plus étonnants et les plus déconcertants fut celui où je courais de l’autre côté du lac, en face de la ligne d’arrivée : j’entendais le speaker s’époumoner et parler de premier, de deuxième… Je regardais ma montre et ne comprenais rien : cela faisait près de 1h25 que je courais, j’estimais avoir fait à peu près 13 bornes, et certains coureurs arrivaient déjà… Restait-il si peu de km et non 10 km ? Était-ce des coureurs du 10 km ? Eh bien figurez-vous que Guillaume m’apportait la réponse alors que nous regagnions nos véhicules, quand je lui demandais quel temps avait fait son frère, celui qui avait gagné le 23 km… Oui, oui, vous devinez déjà la réponse ? 1h27 ! Donc quand il me restait encore 1h à courir, le frère de Guillaume terminait déjà sa course ! Il y a des injustices, dans le monde, quand même…
Au final, Charlotte a carburé et a fini 4ème au scratch, et Nathalie a fini 3ème du 10 km. Bravo les filles !
Ma journée aurait pu s’arrêter sur ces bonnes impressions… mais un boulet s’assume jusqu’au bout, et j’ai promis à mes compagnons de route de raconter les coulisses de la course, donc je me lance. Comme nous revenions dans la voiture de Nicolas avec Séverine, sa femme, Brigitte et moi-même (je précise la configuration, c’est important pour la suite : Nicolas au volant, Séverine place passager, Brigitte et moi derrière), nous refaisions la course et enchaînions sur les prochaines. Depuis le début, j’avais ouvert ma vitre et glissé ma main car je n’en menais par large : le cœur au bord des lèvres, je luttais contre le mal de voiture mais faisais ma brave face à mes co-voituriers. Alors que Nicolas me posait une question, je ne pus ouvrir la bouche et me contentais de combattre ma nausée. Tous crurent que je faisais la tronche, Brigitte me demandais ce que j’avais, et je lâchais enfin la triste vérité : « je suis malade en voiture, surtout derrière ! » Arrêtée, que dis-je, échouée au bord de la route, je tentais vainement de reprendre les dessus et remontais finalement à la place de Séverine. « Tout ça pour t’asseoir à côté de moi ! », rétorquait Nicolas… La suite du trajet s’est mieux déroulée mais ce n’était toujours pas top. Arrivée à la salle, j’ai encore cru tomber dans les pommes, d’ailleurs j’aurais dû en manger une car j’étais en fait en hypoglycémie et je tanguais dangereusement… Voilà, je suis rentrée chez moi après que tous m’ont proposé de me ramener… Eh oui, voyant le déchet que j’étais devenue, ils avaient pitié de moi et décidaient à l’unisson de ne pas m’ôter mon petit surnom… Je resterais donc éternellement un petit boulet, et fière de l’être ! Félicitations tout de même à tous ceux qui me supportent !
Un dernier conseil : le trail du Jaunay est à récidiver, je vous assure que c’est riche en sensations !
 Virginie M.
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