Le MMAC s’exporte aussi à Arsac…

Un trail nommé « les Foulées des Vignerons », forcément, c’est attractif… L’ouverture culturelle, la découverte d’un métier, le changement de décor, tout ça…, il n’en fallait pas plus pour les Épicuriens du MMAC qui conjuguent sport avec bonne chère. Outre le nom de bon augure de cette course, notons qu’elle avait lieu le samedi après-midi, critère prédominant dans le choix de la course puisqu’elle permettait aux participants :

  1. de ne pas avoir à se lever trop tôt pour partir (8h00, c’est raisonnable)
  2. de se lever plus tard le dimanche matin (et de profiter du confort des mobile-home)
  3. et, accessoirement, de découvrir les us et coutumes des Bordelais le samedi soir…

L’équipe prête à partir était réduite mais dynamique : Jérôme et Nelly (le coach et sa moitié –  indispensable), Éric et Brigitte (le chauffeur – c’est quand même utile – et notre infirmière personnelle), Alain et Marie-Christine (les aventuriers), Olivier (un rappel à la loi est toujours nécessaire…) et votre serviteur – Virginie (reporter !). Au camping, nous retrouvions Jean-Luc et sa femme Jacqueline, qui, tels des professionnels, avaient déjà fait un premier repérage… culinaire !

Le trajet s’est déroulé comme sur des roulettes, agrémenté de deux arrêts « pipi », un café, quelques nausées et le soleil à l’arrivée. Le camping 4 étoiles ne pouvait pas se mesurer à celui des Deux-Sèvres (trail d’Airvault) : ici, point de pédiluve verdâtre ni d’animaux de la ferme, non : des poules d’eau et de gracieux canards, des mobile-home et des chalets de pêcheurs aux terrasses immenses avec vue imprenable sur un étang digne de Versailles, avec fontaine s’il vous plaît… Et en cadeau de bienvenue, un rouleau de papier toilette avec liquide sol intégré ! On monte d’un cran !

Bon, parlons de la course, on est quand même venus pour ça… Au menu, deux distances : Nelly sur le 10 km et les autres coureurs sur le 18 km ; Jacqueline pour la marche ; Marie-Christine aux champignons ; Virginie à sa place de journaliste. Certains se demandent sûrement pourquoi Alain – d’habitude si fidèle aux 10 km – a laissé Nelly seule sur sa distance : tout simplement à cause de la récompense. Ceux qui couraient le 18 km repartaient avec une bouteille de vin rouge mais surtout avec un échantillon de raisins au chocolat !

L’objectif premier était pour les joggeurs de « faire un temps » mais la volonté de découvrir une autre culture a prévalu sur les performances : le MMAC est donc parti pour une course conviviale dans l’optique de goûter à tous les vins ! Pour immortaliser ces instants sportivement viticoles, Jérôme s’est même fait accompagner par son appareil photo. Éric et Brigitte, un peu en avance par rapport au gros de la troupe (Jérôme, Olivier et Alain) ont tout fait pour les attendre à chaque ravitaillement, en vain… Les trois compères n’ont jamais pu les rejoindre, victimes de quelques caves et tonneaux… Sur son 10 km, Nelly n’a pas vu une goutte de vin (et donc ni bu), comme si la découverte culturelle était réservée aux « vrais » sportifs du 18 km… Et Brigitte, qui cherchait désespérément quelques ballons sur les tables des ravito, remarquait certes des cartons sous les tables mais qui étaient inaccessibles ! Il eut été malséant de réclamer… Olivier et Alain ont été efficacement coachés puisqu’ils ont, eux, pu bénéficier des produits de la vigne. Ils ont également animé la course, comme le montre un mail d’une joggeuse de Périgueux. C’est seulement à la fin de la course, quand j’ai vu que Jean-Luc terminait en un peu plus d’1h30, que j’ai compris qu’il était parti pour « faire un temps » et non pour vendanger…  Éric et Brigitte sont arrivés entre 1h55 et 1h56 et il a fallu attendre 2h17 pour voir débarquer Alain, Olivier et Jérôme, complètement… sobres ! Soit l’effort a fait évaporer l’alcool, soit les vins étaient trop légers !

Le parcours était assez « roulant » et on peut qualifier ce trail de course nature. Évidemment, certains coureurs ont été déçus de ne pas partager la passion du sport avec les vignerons girondins, mais comme le temps était beau, que l’ambiance était bonne, qu’il n’y a eu aucune perte, et que la récompense était telle qu’on l’avait annoncée, tout le monde est reparti le sourire aux lèvres (même Marie-Christine qui n’a trouvé aucun champignon…).

Retour au camping et petit apéro sur la terrasse : Jean-Luc et Jacqueline ont tout de suite compris quelle était la tendance et ont élargi notre ouverture culturelle avec du fromage de Neuchâtel, de la terrine de lièvre et, le soir, avec du Calva… Ensuite, direction la « grande ville » de Bordeaux : on a vraiment changé de décor avec les rues animées, les façades magnifiques du centre ville, les resto bondés et tout ce monde ! Ça fait du bien de redécouvrir la civilisation urbaine ! Il nous a fallu au moins une heure avant de dégoter un restaurant qui pouvait accueillir une troupe de dix affamés, mais le restaurant tournait tellement bien que nous avons à peine attendu les plats. Une petite promenade digestive s’imposait et puisque la foire était installée sur les quais, on a fait les touristes. Certains ont même fait un petit tour de grande roue : Bordeaux by night, c’est un autre Bordeaux ! Retour au camping, quelques irréductibles assoiffés ont goûté au Calva de Jean-Luc, les autres ont testé leur matelas. Pour les accro des blagues, demandez à Jean-Luc de vous raconter « la logistique », « la bourrique » et « la souris », la déontologie, l’éthique et la morale me défendent de les publier sur la place publique…

Après une grasse matinée bien méritée (surtout pour moi qui n’avais pas couru…) et un gros petit déjeuner, nous avons plié bagage, dit au revoir aux aventuriers Alain et Marie-Christine (Jean-Luc et Jacqueline partaient eux aussi le matin) qui continuaient leur périple risqué jusque dans le Lot, et nous avons continué notre excursion dans Bordeaux (by day cette fois!), à la recherche d’un restaurant, pour ne pas changer. Ce qui a changé, c’est le temps de service : le pauvre serveur était dépassé par le succès de sa terrasse et nous avons déjeuné en un peu plus de 2 heures ! Heureusement, un guitariste hors-pair a su divertir les clients attablés et a rencontré lui aussi un franc succès, surtout auprès de Jérôme et d’Éric… Mais toute bonne chose ayant une fin, il a fallu regagner le bolide d’Éric et remonter vers le nord. Mais notre chauffeur ne comptait pas abréger notre si beau week end aussi brutalement et a convaincu tout le monde de « boire un dernier coup » sur le port de la Rochelle : nous avons pu déguster les cannelés que Brigitte avait dégoté à Bordeaux.

Ma foi, on a quand même passé notre temps à manger, durant tout ce week end !

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